Le dégradé est certainement la technique la plus demandée en salon dans la mesure où il permet de structurer une chevelure en quelques coups de ciseaux. Le terme est souvent confondu avec une autre pratique, elle aussi du plus grand effet : la coupe effilée. Pour bien se faire comprendre par son coiffeur et voir ainsi ses attentes entièrement satisfaites, il apparaît essentiel de distinguer les deux.

Un dégradé apporte volume et mouvement

Coupe de femme avec dégradé ou layered haircut en anglais

Parce qu’il casse l’homogénéité de la chevelure, le dégradé donne une impression de mouvement et l’illusion d’une densité capillaire plus importante. C’est la raison pour laquelle il est généralement apprécié des personnes ayant subi une perte de cheveux ou présentant un début de calvitie. Et si les cheveux fins y ont recours pour gagner en volume, les chevelures plus massives se trouvent remarquablement allégées par cette coupe en « escaliers ». Sur le plan technique, le dégradé consiste à couper horizontalement des mèches de taille et d’épaisseur différentes – de sorte à ce qu’elles se superposent en formant des paliers. Il se réalise à l’aide de ciseaux classiques bien aiguisés afin d’éviter la formation de fourches.

Une finition effilée pour moins d'épaisseur

L’effilage achève de dynamiser la coiffure en l’ajourant ça et là. Il peut s’effectuer en vue de peaufiner une coupe de cheveux, dégradée ou non, en lui apportant une bonne touche de naturel. Désépaissir la chevelure par le biais de ciseaux spéciaux, crantés, ou même d’un rasoir, permet d’aérer l’ensemble et de révéler l’ovale du visage. Dégradé et effilé ont cela en commun de pouvoir agrémenter les longues chevelures comme les coupes courtes. A noter toutefois que le second se révèle plus agressif et beaucoup moins respectueux des cheveux abîmés que le premier. Les cheveux fins qui tiennent à conserver leur volume doivent absolument s’interdire l’effilage.

Une coupe à tenter sous certaines conditions

L’une et l’autre des techniques expliquées plus haut ne sauraient convenir à toutes les têtes. Le type de cheveux est un élément à prendre avec beaucoup de considération avant de se lancer dans une aventure capillaire de ce genre. Procéder à un effilage ou à un dégradé s’avère particulièrement contre-indiqué quand les cheveux sont mousseux, frisés ou crépus. Dans ces cas précis, le rendu de la coupe est tout sauf celui attendu : effet casque garanti ! Par ailleurs, mieux vaut confier cette mission délicate à un professionnel plutôt que de se risquer à commettre l’irréparable. Se couper les cheveux soi-même, c’est courir à la catastrophe en se privant de l’oeil expert d’un visagiste. Une double sanction en somme…